A la découverte de l’ADN électromagnétique

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A LA DÉCOUVERTE DE L’ADN ÉLECTROMAGNÉTIQUE

Le Professeur Luc Montagnier, Prix Nobel de physiologie ou de médecine en 2008 pour sa découverte du virus du SIDA en 1983 avec Françoise Barré-Sinoussi, affirme avoir mis en évidence une nouvelle propriété de l’ADN : l’émission d’ondes électromagnétiques ! Dans un entretien à la revue Orbs, l’autre Planète, il explique que sa découverte pourrait bien être un moyen révolutionnaire de détection et de traitement des maladies chroniques.

ORBS Bebooda montagne

Nous avons découvert que certains ADN de virus ou de bactéries émettent des ondes électromagnétiques. Il s’agit d’un phénomène de résonance lié à l’excitation de ces molécules dans certaines dilutions dans l’eau. Ces ondes reproduisent l’information de l’ADN initial – ce sont des ondes extrêmement spécifiques.

Est-ce quelque chose de restreint à ces agents ? Probablement pas. Toutes les séquences d’ADN peuvent émettre des ondes, mais à un niveau plus faible. Ce que nous détectons est le sommet de l’iceberg, c’est-à-dire les séquences qui produisent le plus de ces signaux. Certes, ceci a fait l’objet de controverses, mais je peux aujourd’hui affirrmer sans hésiter que ces travaux sont solides et peuvent être reproduits en dehors de notre propre laboratoire.

Des signaux électromagnétiques de l’ADN

Les ondes ne sont pas seulement émises par l’ADN de départ, elles sont aussi produites par les nanostructures formées dans l’eau à ces dilutions. Ces structures peuvent d’ailleurs être distinguées selon leurs origines virales ou bactériennes, suivant leurs tailles. Après le passage dans un filtre de 100 nanomètres, on détecte des signaux provenant de bactéries essentiellement. À 20 nano-mètres, les structures sont plus petites et proviennent de virus, notamment du virus du Sida ou des hépatites.

Ce sont en général les bactéries pathogènes qui émettent des signaux. Les bactéries non pathogènes n’en émettent pas. Dans le cadre des virus, c’est un peu la même chose. Un virus atténué d’un vaccin n’émet pas de signaux, tandis qu’un virus « sauvage », comme le HIV du Sida, émet des signaux. Nous avons aussi isolé certains gênes responsables de ces émissions. Trois ou quatre gènes du virus HIV émettent, pas les autres apparemment. Mais ceci peut-être simplement une question d’intensité, de degré de sensibilité.

Nous pouvons mesurer ces signaux de deux façons, par leurs changements d’amplitude ou par le spectre des signaux. Mais il s’agira, disons, d’un spectre de bases avec des ondes elles-mêmes porteuses d’ondes plus faibles mais plus spécifiques. Spécifiques de chacune des séquences d’ADN mesurées. Cette technologie nous permet de détecter avec une très grande sensibilité la présence d’un agent infectieux dans le sang, dans le plasma.

On peut aussi extraire l’ADN de tissus, notamment de cancers, et observer la présence des signaux d’infections bactériennes. L’opération peut se faire à distance. Le signal peut être digitalisé, numérisé et envoyé à un autre laboratoire à des milliers de kilomètres. Lors de notre première expérience des signaux ont été envoyés de San Diego à Shangai et de Shangai à Paris. Nous avons pu constater que le laboratoire receveur, à Paris, a été capable de reconstituer l’ADN d’une bactérie à l’origine de la maladie de Lyme.

Et l’eau dans tout ça ?

Nous avons pu, à l’aide d’une méthode extrêmement sensible, mais classique : la réaction de polymérase en chaîne (PCR), observer que la polymérase peut non seulement lire la double hélice de la molécule d’ADN, mais aussi probablement l’eau qui entoure cette double hélice. C’est cette eau qui garde une empreinte spécifique des séquences des bases. La PCR est donc en mesure de lire les nano-structures induites par l’ADN dans l’eau. Cette découverte révolutionnaire a suscité beaucoup de controverses. Car elle pose des problèmes fondamentaux, au niveau biologique mais aussi théorique.

Quelle est la finalité de ces structures dans le monde vivant ? Nous pensons que certaines bactéries ont trouvé ce moyen, en utilisant notamment des ondes que l’homme émet mais aussi des ondes naturelles, pour amplifier l’appareil génétique à distance et d’une façon invisible au système immunitaire.

L’exemple de l’autisme

Les applications médicales de cette découverte sont très importantes, probablement pour la détection précoce. Nous trouvons ces signaux dans des maladies qui ne sont pas connues pour être d’origine infectieuse. Cela concerne des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, mais aussi la maladie de Lyme, l’autisme et certains cancers.

Actuellement plus de 1% des enfants sont atteints d’autisme dans les pays développés. Le plus intéressant est que si l’on mesure les signaux électromagnétiques du plasma sanguin chez ces enfants, la plupart sont positifs et détectent une infection bactérienne latente. L’émission des signaux est, de plus, sensible aux traitements antibiotiques. Cela ouvre de réelles perspectives d’amélioration clinique des enfants autistes.

Découvrez l’intégralité de la rencontre avec le Professeur Luc Montagnier dans Orbs, l’Autre Planète. #0, Le Commencement.

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